
Jean Alesi réfléchit à sa victoire singulière du grand prix
C'est difficile à imaginer, mais Jean Alesi – un homme si souvent vu sur le podium pendant ses cinq saisons avec Ferrari – a dû attendre son 31e anniversaire pour remporter sa première et unique victoire de Formule 1. Au Grand Prix canadien de 1995, le Français était tellement concentré qu'il ne réalisa même pas qu'il était à la tête de la course sur le Circuit Gilles-Villeneuve jusqu'à ce qu'il repère les fans qui l'applaudissent des tribunes.
Ce moment de réalisation est encore difficile à comprendre. Profitant des problèmes mécaniques subis par Michael Schumacher, Alesi a finalement pris le drapeau chandail, marquant même l'occasion avec un tour d'honneur surréaliste au dos de la voiture allemande. C'était un beau point fort singulier dans une carrière de 13 saisons qui l'a aussi vu inspirer Eddie Jordan à établir sa propre équipe.
Parlant avec l'hôte Tom Clarkson, Alesi discute des célébrations surréalistes qui ont suivi, y compris un voyage au Vatican à Rome. En retour, il aborde la question persistante de savoir si le fait de n'avoir qu'une victoire à son nom lui cause de la frustration après une si longue période dans le sport.



