

Quand l'avance devient un chagrin : huit fois le vainqueur a été enlevé
C'est la voie la plus cruelle. Il n'y a rien de tout à fait comme la vue d'un pilote menant un Grand Prix, seulement pour que la machine en dessous d'eux quitte. George Russell est le dernier à ressentir cette piqûre après l'échec de sa batterie sur Lap 30 au Canada. Il a permis à son coéquipier de Mercedes Kimi Antonelli de remporter la victoire, laissant Russell réfléchir ce qui aurait pu être.
L'histoire est jonchée de ces moments brutaux. Mika Hakkinen n'a remporté que quelques secondes du Grand Prix d'Espagne 2001 lorsque son McLaren a subi une panne hydraulique au dernier tour. Des années plus tard, Kimi Raikkonen a vu sa propre suspension se briser sur le dernier tour du Grand Prix d'Europe 2005 tout en essayant d'inspecter un pneu à points plats. Le chagrin demeure le même, qu'il s'agisse d'un gremlin technique ou d'un effondrement mécanique.
Même les légendes ne sont pas épargnées. Le moteur Honda d'Ayrton Senna a abandonné à peine trois tours de la fin du Grand Prix canadien de 1989, et Alain Prost a vu sa victoire au Grand Prix italien de 1993 s'évaporer avec une panne moteur Renault à cinq tours du drapeau. Puis il y eut Nigel Mansell en 1991, dont Williams s'arrêta tout simplement sur le dernier tour à Montréal, et Lewis Hamilton, dont le Grand Prix malaisien 2016 s'est terminé en fumée avec seulement 15 tours à courir.
Parfois, la pression est tout simplement trop. Sebastian Vettelas 2018 à domicile en Allemagne s'est terminé dans les barrières sur Lap 52 après une erreur sous la pluie, tandis que Charles Leclercs 2022 s'est terminé par une perte soudaine de puissance. C'est un rappel que peu importe comment commander la tête, la course n'est jamais vraiment terminée jusqu'à ce que la voiture franchisse la ligne.



